Patrimoine architectural et naturel

Découvrez nos beaux paysages à travers les 4 balades présentées dans le livret.

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Certains sites et curiosités de St Martin sont à découvrir…

La croix de la Conche
Cette croix du XVIe siècle marque le point de jonction des quatre seigneuries qui, avant la Révolution, se partageaient la commune, ou plutôt la paroisse, comme suit :
     – La partie Nord-Ouest dépendait du Château de Saint-Marcel-d’Urfé.
     – La partie Ouest, d’Urfé.
    – La partie Sud, avec le Bourg et la Sauveté, de la Maison des Chevaliers de Malte.
     – La partie Est, de Grézolles.croixconche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’église du village
Cet édifice de style Romano-Byzantin, dont la première pierre fut posée le 2 septembre 1879, fut terminée en 1882.
Le granit vient pour une grande part, y compris pour les six colonnes monolithiques, du hameau de La Chassagne.
La flèche du clocher s’élève à 43,5 mètres. Ses pierres proviennent du Midi région de Bollene-Pierrelatte. Le clocher comprend trois cloches dont la plus grosse, baptisée Anne Marie Sauveterre, est classée monument historique. Elle date de juin 1617.
Le tympan de l’église représente le Christ en majesté. Celui-ci est assis sur un trône et donne son enseignement. Il tient un livre ouvert sur lequel est écrit Ego sum via veritas et vita, ce qui signifie “Je suis le chemin de la vérité et la vie”.
L’église précédente était orientée dans le sens opposé mais elle fut démolie en 1879 et le cimetière qui l’entourait fut désaffecté en 1841.
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La croix de mission
Située en plein bourg, à côté de la fontaine aménagée en 1991, cette imposante croix en pierre de Volvic (lave) fut érigée lors de la mission de 1860. A l’origine, elle se trouvait derrière l’église, mais fut transférée en 1885 à son emplacement actuel.
Elle fut cassée par l’ouragan de février 1879 et consolidée avec quatre grosses barres de fer.
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La table d’orientation et le belvédère de la Sauveté
Elaboré avec le concours du service de l’équipement, la table d’orientation a été inaugurée en 1973.
Ce site présente un incomparable panorama sur les Monts de la Madeleine avec le château des Cornes d’Urfé, les Bois Noirs avec le monastère de Notre-Dame de l’Hermitage, les Monts du Forez avec les radars de Pierre-sur-Haute, point culminant du département à 1634m, les Monts du Lyonnais avec la tour Matagrin, le plateau de Neulise, la plaine du Forez, ainsi que, par temps clair, une vue sur la chaîne des Alpes.

Par ailleurs, à proximité on trouve :
     – Le château d’eau datant de 1961, repérable de loin par sa forme en champignon.
     – La Madone représentant la Vierge de Lourdes et datant de 1885.
     – Une borne miliaire provenant du hameau de Vassauges, où passait la voie romaine qui traversait la commune d’Est en Ouest et reliait Lyon à Clermont-Ferrand. madonne chateaudeau


Les mines de plomb argentifère de Corent
Les murs, visibles lorsqu’on descend jusqu’à la vallée, sont les vestiges des mines de plomb argentifère exploitées au XVIIIe siècle en plusieurs endroits de la commune et des environs, par une famille autrichienne : les De Blaumanstein.
Notons que les archives mentionnent que les exploitations minières sont antérieures à ce siècle. Vers 1390 est signalée l’ouverture des mines par Louis II, Duc de Bourbon et Comte du Forez.
Les toutes premières exploitations remonteraient même à l’époque des Romains.


Le hameau de la Sauveté
C’est le plus important hameau de la commune. Il comptait 179 habitants à la fin du XIXe siècle, alors qu’en 1999 on en dénombrait 77.
Ce hameau avait été paroisse au Moyen-Age avec une église sous le vocable de St Pierre, démolie au début du XVe siècle.
Avant la révolution, il existait une maison forte appartenant à l’ordre de Malte. Celle-ci était un lieu d’asile pour les personnes dans le besoin, mais aussi pour les gens pourchassés qui bénéficiaient du droit de Sauveté (origine du nom du hameau).
Cette vocation correspondait pleinement avec la tradition hospitalière de cet ordre. A cette intention, une croix de Malte a été érigée à l’entrée du hameau pour rappeler ce souvenir d’ hospitalité et de souvenir à notre mémoire.
On trouve également plusieurs tilleuls multi-centenaires, dont certains ont été plantés entre 1598 et 1600 par ordre de Sully, ministre du roi Henri IV, pour marquer la réconciliation des français après les guerres de religion.


Le pont Morut
Il se trouve a 408m d’altitude. C’est un vestige du Moyen-Âge dont la construction date de 1416.
L’arche, d’une grande hardiesse pour l’époque, tant de par sa hauteur au-dessus du lit de l’ Aix que par son développement, est restée dans un état intact, bien que sept siècles se soient écoulés depuis sa construction.
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Le château d’Aix
À l’initiative de la commune et de l’association des anciens élèves du château d’Aix, un double mémorial a été implanté sur le site du château d’Aix.
Il rappelle :
     – Le Père Lachaise né en ce lieu le 18 août 1624, confesseur du roi Louis XIV et qui a donné son nom au plus prestigieux cimetière parisien : le cimetière du Père Lachaise.
     – Le Château d’Aix construit au XVIe siècle. Suite à un incendie en 1971, il a été rasé en 1979.
     – Les frères Salésiens qui ont enseigné en ce lieu durant 40 ans, de 1917 à 1957. Ils ont marqué les générations d’élèves qu’ils ont formées, puisque 50 ans plus tard, s’anciens élèves se souvenant de lui ont voulu témoigner leur reconnaissance.
Ce double mémorial a été réalisé en étroite collaboration entre la commune, l’association des anciens élèves et l’ISEF le château d’Aix.
Il a été inauguré le 31 mai 2008.
Les bâtiments que l’on voit aujourd’hui abritent une Institution Spécialisée d’Education et de Formation pour enfants en difficulté, principalement scolaire.

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La fontaine du père Janvier et l’oratoire de la Forge
La fontaine du père Janvier se situe en contre-bas du hameau de la Forge. Son nom rappelle le souvenir du père Janvier, prêtre réfractaire, guillotiné à Feurs le 1er juillet 1794.
Après son arrestation et avant son départ, il a béni cette fontaine. De mémoire d’homme on chuchote dans le pays que l’on ne l’a jamais vu tarir.
En 1992, a été aménagé dans ce hameau un oratoire à partir d’une loge cédée à la commune par la famille MONTCLARET, moyennant le franc symbolique.
Cet oratoire est sous le vocable de Notre-Dame d’Espérance (comme la collégiale de Montbrison).
Ce projet fut possible grâce aux libéralités des habitants de la commune. La statue de la Vierge et les vitraux ont été offerts par M. GEISSANT de Saint-Germain-Laval.
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La Loge des cantonniers
Construite en bordure du CD 26 dite « route de l’Hôpital » vers les années 1930, ce petit édifice servait de dépôt d’outils et aussi d’abri pour les cantonniers qui pouvaient faire du feu pour se chauffer et réchauffer leur repas « tirer de la musette ».
Dans les années 1950, la modernisation aidant, cette loge n’a plus été utilisée. L’équipe municipale, avec l’aide financière du Conseil Général et de la Région a tenu à réhabiliter ce petit patrimoine, symbole du passé et du travail des hommes.
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Le pont de la Planchette
L’histoire exacte de ce pont demeure inconnue. On pense qu’il a été construit durant le Moyen-Âge. Au départ, il semblerait que seules de grosses pierres supportaient une simple planche permettant d’enjamber la goutte du Bray, d’où l’origine de son nom.
La particularité de ce pont est qu’il dispose d’une très belle arche arrondie et à l’inverse d’un parapet constitué de pierres irrégulières. En très mauvais état il a été repris en totalité et à l’identique par les employés municipaux.
Vous pourrez le découvrir, en contre-bas de l’église, en parcourant nos chemins de randonnées.
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La Maison des Traditions
Implantée près de l’église, cette maison a été construite vers les années 1750. Son mode de construction sort de l’ordinaire avec sa double galerie et sa charpente remarquable exécutée par des « scieurs de long », c’est-à-dire soit équarrie à la hache soit débitée à la scie utilisée verticalement par deux scieurs.
Elle a été acquise par la commune en juin 1990 dans l’optique de conserver ce bâti ancien et le faire vivre.
Des travaux ont été réalisés afin de recevoir du public, tout en conservant les caractéristiques architecturales du bâti.
Un groupe s’est formé, composé de conseillers municipaux et de bénévoles. Depuis 1995, des expositions y sont proposées.
Expositions permanentes :
     – Au rez-de-chaussée, présentation de la commune sur maquette et
exposition sur le maréchal ferrant.
     – En sous-sol, l’atelier du sabotier.
Chaque année, une nouvelle exposition temporaire s’installe dans la Maison.
Les visiteurs sont accueillis tous les jours du 14 juillet au 31 août, de 15h à 18h. L’entrée est gratuite.
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Le farou
Matériel à ferrer, appelé localement Le farou
Ce « travail » se compose d’un bâti avec cinq montants en bois.
Un toit le recouvre pour abriter hommes et bêtes. A l’avant se trouve un joug et latéralement deux treuils sur lesquels sont fixées des sangles servant à soulever les bovins. Le métier de maréchal-ferrant était exercé sur la commune par Ernest et Pierre DENIS. Ils ont utilisé ce bâti jusqu’aux années 1970.
Il a été cédé gracieusement à la commune qui l’a remis en état avec la participation financière de “la Fondation du Patrimoine” et un travail minutieux des employés communaux.
Le ferrage d’un bœuf : Avant d’effectuer l’opération, il s’agit de préparer l’animal afin qu’il devienne inoffensif. En prenant soin de ne pas blesser ses cornes,
on lie sa tête au joug à l’avant pour qu’il ne puisse ni avancer ni reculer. Le maréchal extrait d’abord les clous des fers usagés à l’aide de grosses tenailles, « les tricoises ». Avec le « rogne-pied » et la « mailloche » il enlève le surplus de corne, on dit qu’il « abaisse la muraille » afin que la bête puisse poser correctement le pied sur le sol. Ensuite, avec une râpe il finit d’égaliser la sole qui correspond à la plante du pied, puis avec la cisaille il raccourcit l’ongle trop long. Les bœufs étaient toujours ferrés à froid. Le pied du bœuf présente deux onglons. Le ferrage simple consiste à ferrer uniquement l’onglon extérieur des quatre pieds. Le ferrage double ou « à plat » consiste à ferrer les deux onglons. Le bœuf aura donc huit fers au total.
Voilà notre animal prêt à travailler !
Selon un proverbe rural : « ein bue sein far wé com ein om sein z’écio » («un bœuf sans fers c’est comme un homme sans sabots »).
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